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La photographie thérapeutique, qu’est-ce que c’est ?

Dernière mise à jour : 9 nov.

Comme je l’explique dans mon article sur la photo thérapie, j’entends souvent de la part des personnes qui prennent connaissance que je suis photographe et que je réalise notamment des portraits, qu’elles « se détestent se voir en photo » et « qu’elles ne sont pas photogéniques ».


J’ai écrit un guide entier qui explique, suite à mon expérience de photographe, « pourquoi vous vous détestez en photo et comment passer au dessus, et même y prendre du plaisir! » si vous souhaitez approfondir le sujet (vous voulez le recevoir quand il sortira ? Cliquez ici).



Ici, j’aimerais plutôt vous parler de la photographie thérapeutique qui est une méthode qui se distingue de la photo thérapie.

Il s’agit davantage d’un projet qu’impliquant des personnes qu’une techniques de questionnement. Et j’avoue, c’est ce que je préfère dans mon travail !






La photographie thérapeutique génère un mieux être


Dans un contexte de photographie thérapeutique, la photographie est utilisée pour prendre soin des personnes dans le cadre d'activités diverses.


L'implication des personnes dans le projet photographique permet de développer :


- une meilleure connaissance de soi

- de sensibiliser sur un sujet

- d'améliorer des relations

- de contribuer à la reconstruction

- de réduire les conflits

et de produire des guérisons personnelles et affectives.


Un atelier c’est le lieu d’une ambition artistique et humaine : c’est la production des personnes qui permettent un déplacement. L’objectif c’est que les personnes fassent un chemin.


Faire faire devient donc primordial, faire se confronter ainsi que faire réfléchir aussi. Un processus photographique c’est donc un ensemble d’actions (faire faire des choses) et de relations. Faire en sorte de coïncider imaginaire et réalité dans des actions et relancer le désir de faire : vis à vis de soi et vis à vis des autres.


C’est une manière de continuer de donner du sens, de se sentir exister.

L’implication dans le projet de photographie thérapeutique : sensibiliser à un sujet

Moi qui suis une personne très mentale (mais je me soigne), j’ai voulu développer une manière d’aborder des sujets vivants en moi en passant par un autre chemin que l’intellect.


La photographie s’est avéré être un outil très puissant.

Dans le cadre d’un collectif que j’ai co-initié, La Nature Émoi, nous abordons la thématique de l’écologie dites poétique au travers de nos deux disciplines : la photographie et l’écriture.


Ce que nous pensons, c’est que la crise climatique est aussi une crise de la sensibilité. Que cette crise nous invite à revisiter nos manières d’entrer en relation avec les éléments naturels pour voir la nature autrement que comme un décor.


Quoi de mieux que d’utiliser la photographie thérapeutique pour permettre d’impliquer les personnes personnellement dans une thématique globale ?

« Faites 10 photos qui montre votre rapport à la nature »

« Faire un autoportrait qui exprime la relation que vous aimeriez avoir avec la nature »


... sont des exemples qui permettent de mettre les personnes en mouvement.


C’est à ce moment là que la photo thérapie peut intervenir : dans un moment de partage, questionner la personne et ses intentions lors de la prise de vue, lui permet de mettre des mots sur des ressentis profonds qui émergeront peut être à la lecture des images.


L’implication dans le projet de photographie thérapeutique : produire des guérisons personnelles et affectives

Je suis vraiment passionnée quant à l’utilisation de la photographie pour produire des guérisons personnelles et affectives. Cependant, je me considère aujourd’hui comme photographe et je ne prétends pas guérir des traumatismes. C’est pour cela, que je m’associe avec des personnes dont c'est le métier pour créer des espaces sécurisants.


J’ai initié en 2022, un atelier appelé « Une image à soi » avec Alexandra Cauchard, fondatrice de Nouvel Oeil et en formation pour devenir praticienne en Gesltat.





Ces deux jours d'ateliers ont invité les participants à déposer un nouveau regard sur eux avec le soutien du groupe et de la photographie. Ils ont expérimenté de façon créative les décalages entre ce qu'ils sentent être et ce qu'ils croient être, entre ce que l’autre voit et ce que l’on croit qu’il voit. A travers des formats multiples (écriture, shooting photo, collage, photo-thérapie, intelligence collective...), l'atelier invitait à explorer d'autres façons de se regarder.

Vous souhaitez être tenu.e au courant des prochains ateliers ? Cliquez ici !


Aussi, avec le collectif La Nature Émoi, nous avons organisé 4 jours de résidence de photographie et d'écriture autour de la relation au vivant. Nous nous sommes appuyées sur l'écriture et la photographie pour traiter d'un sujet qui nous tenait à coeur : notre relation à la mort, au deuil, à la transformation.





L’implication dans le projet de photographie thérapeutique : s’investir dans sa séance photo


Dans le cadre de mon métier de photographe, en tant que portraitiste, c’est très important pour moi que la personne s’implique dans le projet photo dès le départ. C’est pour cela que j’envoie un questionnaire en amont : c’est un outil qui permet de faire un état de lieux en est en ce qui concerne le rapport à son image, à son corps, par exemple, ainsi que pour formuler une intention la séance.


La séance photo devient donc un projet en soi, une expérience photographique. Je complète ma proposition en y insérant une séance de photo thérapie à la la réception des images.

Vous souhaitez plus d'informations sur ce projet ? Cliquez ici !







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